La vie communale > Le patrimoine
  
Notre patrimoine, bien plus qu'un vestige du passé patiemment acquis et gratifié au fil du temps, est ainsi étalé à nos yeux combien ravis ou bien surpris.

Il est là, présent, bien présent.

Fut-il de pierre ou simplement de terre, fut-il de langage ou bien d'écriture, fut-il de traditions ou d'expressions d'art, il est propriété de nous tous, il nous appartient.

Qu'il soit héritage d'une nature généreuse que l'humain a su préserver et valoriser ou bien qu'il soit le témoignage concret de la créativité toujours inachevée de l'homme, il est donc la richesse de chacun. Le patrimoine est notre histoire mais aussi, sans nul doute, le miroir de notre avenir.

Protégeons-le, aimons-le !
L'église
La paroisse de Bieujac avec l'église Notre dame fait partie du secteur pastoral du langonnais.
http://catholangonpodensac.fr/

 

Pour tout contact et renseignements, s'adresser au :


Presbytère de Langon
2 rue St-Gervais 33210 LANGON
Tél. : 05.56.62.32.76
Eglise Notre Dame
 

Léglise Notre Dame de Bieujac fit l'objet de deux reconstructions, en 1830 et en 1885 par l'architecte Léon Drouyn (fils de Léo Drouyn), qui imagina comme à Escaudes un édifice néo-gothique.

 


Si les parties plus anciennes ont disparu, on peut quand même noter qu'à l'heure actuelle, grâce à la pierre de taille, la structure architecturale est meilleure.


Des sarcophages peut-être mérovingiens ont été découverts autour de l'église actuelle, récente mais érigée sur l'emplacement de l'ancienne dont on ignore l'époque de construction
 


Le monument aux morts
 
Le 20 Mars 1920, le Conseil Municipal de BIEUJAC a décidé, par délibération, à titre d'hommage public l'érection d'un monument à la mémoire des enfants de la commune morts pour la France, monument en pierre dure de Frontenac et granit.
 
 
 

Décret du 20 mars 1920
 
Les moulins

 

 

Autrefois, quatre moulins fonctionnaient à Bieujac :


- Le moulin de la Moulatte (aujourd'hui brulé)

 

- Le moulin de Repassat (photo)

 

- Le moulin de Mauco

 

- Le moulin neuf

La fréquentation quasi-hebdomadaire du moulin et du meunier, en fait, comme la forge, l'auberge, le lavoir, la sortie de la messe était le rendez-vous de toutes les nouvelles du village. Au moulin, chacun était servi à son tour et donc, souvent, il fallait attendre. Le meunier travaillait et les paysans, les aides, les femmes et les servantes bavardaient, introduisant ainsi un moment de détente et de distraction dans le labeur quotidien.

Vers le XVIIIe siècle, les paysans, les bourgeois découvrent ainsi le moulin comme un endroit agréable, bucolique, un lieu de rencontre et de fêtes. On se réunit autour du moulin pour s'amuser, rire et danser. Le moulin prend ainsi une importance accrue.
Le moulin de Mauco ou de Carat

 

Posé sur les méandres du Beuve qui s'étale là avec paresse, apparaît soudain à nos yeux émerveillés le petit moulin de "Mauco", bucolique en diable tout au fond d'une belle prairie. Ses meules ont certes cessé de moudre le bon grain mais le charme est toujours aussi présent.

Datant probablement du XVIème siècle, le moulin de Carat, ou de Carrât ou de Mauco, fut racheté à la fin du XVIIIème siècle par la famille Rossignol. Très actif et agrandi au XIXème siècle, le moulin, devenu propriété du sieur Giresse, fournissait la farine aux communes envoisinantes. Il fonctionna jusqu'en 1965.

Le moulin de la Moulate
Le moulin de Repassat
Plan Moulins

 

 

 

  



L'école
En 1872, Monsieur Léger Dubouilh, propriétaire à St-Jean de Blaignac, propose à la commune de Bieujac de lui vendre la maison qu'il possède au bourg du village avec toutes ses dépendances pour une somme de 4 000 F. En effet, on apprend alors que la commune doit de façon urgente acquérir un local destiné au logement d'un instituteur et à l'établissement de deux salles pour l'école des garçons et pour celle des filles. Le 4 Août, le Conseil Municipal accepte la proposition. En attendant, un bail d'un an est passé entre Monsieur Dubouilh et la commune, pour une somme de 160 F. Grâce aux plans, on peut situer très exactement dans le bourg la maison qui servit d'école pour les enfants de Bieujac avant la construction du groupe scolaire actuel en 1900.

Grâce à une lettre de l'Inspecteur Primaire Belloc à l'Inspecteur d'Académie (14 Octobre 1873), on apprend qu'avant la mise à disposition de sa maison par Monsieur Dubouilh, le village ne possédait pas de maison école. C'était un instituteur (depuis 60 ans) qui faisait la classe dans sa propre habitation, avec sa fille, Mlle Chabannes, qui dirigeait l'école des filles.